Málaga - Province de Málaga

Même s’il reste à la fête dans les bars de la ville, le malaga n’est certes pas aujourd’hui le vin le plus prisé d’Espagne. Pourtant, la ville qui lui a donné son nom frappe par son dynamisme et la jeunesse de sa population. Et le fait que jusqu’ici elle ait été préservée du développement touristique acharné qui sévit sur le reste de la Costa del Sol ajoute à son charme. Écrasée de soleil, Málaga – ville natale de Picasso – se savoure autant qu’elle se visite. Flâner dans le centre-ville, entre le marché Central et le passage de Chinitas, sanctuaire de l’âme malagueña, réserve autant de plaisir que la découverte des monuments historiques. La somptueuse promenade du bord de mer atteste qu’ici, on a élevé le paseo à la hauteur d’un art de vivre.

LA CATHÉDRALE

 

Entreprise dès 1528 à l’emplacement de Grande Mosquée de la ville musulmane, la construction de la Cathédrale durait encore à la fin du XVIIIe siècle. Au cours de XIXe et XXe s., plusieurs projets furent avancés afin de condurie les traveaux à leur terme (le dernier date de 1985). Près de quatre siècles de travaux expliquent ce mélange de styles (Gothique, Renaissance, Baroque). De l’extérieur, la Cathédrale présente une façade d’inspiration néoclassique, avec son encadrement de colonnes et son bas-relief de l’Annonciation (1734) qui surmonte la porte principale. L’intérieur, écrasé par l’ampleur de son élévation, abrite quelques oeuvres qui font tout uassi bien l’intérêt de la visite.

LE MUSÉE PICASSO

 

L’inauguration du musée, en novembre 2003, a donné à Picasso la place qui lui revient dans le paysage culturel de la ville qui l’a vu naître et grandir jusqu’à l’âge de 10 ans (1881-1891). Le Palacio Buenavista, prestigieuse demeure (XVIe s.) restaurée, lui sert de cadre. Près de 200 oeuvres y sont exposées sur deux niveaux, données ou prêtées par Christine et Bernard Ruiz Picasso. Elles retracent toute l’aventure artistique de Picasso, depuis les peintures académiques de son adolescence jusqu’aux dernières années de sa vie.

LA PLAZA DE LA MERCED

 

Cette place, où se tenait le marché des chrétiens à l’époque musulmane, fut aménagée en jardins au XVIIIe siècle avant de devenir un lieu privilégié de la vie publique de la cité. Y furent exposées les dépouilles du général Torrijos et de ses compagnons : l’obélisque commémorant l’événement fut dressé en 1842. pour les amoureux de Picasso, c’est une autre étape du pélerinage : ici s’élève la maison où naquit le peintre le 25 octobre 1881.

LE THÉÂTRE ROMAIN

 

Adossé à la coline de l’Alcazaba, ce monument de la ville romaine fut édifié sous le reigne d’Auguste puis embelli plus tard avec des marbres espagnols, italiens, africains, ainsi que du porphyre d’Égypte. Aussi vaste que celui de Mérida, il est moins bien conservé car ses pierres ont servi de matériaux de construction pour la citadelle musulmane. Sous le théâtre, des fouilles ont mis au jour des vestiges d’une colonie phénicienne du VIIe s. av. JC.

L’ALCAZABA

 

Dominée par le château Gibralfaro, la citadelle fut construite pour servir de résidence aux gouverneurs de la ville et remaniée à plusieurs reprises, notamment aux XIe et XIVe siècle, avant d’être pratiquement laissée à l’abandon après la Reconquête. De remarquables travaux de restauration ont mis en valeur les traits purement arabes de l’édifice ; un ensemble de portes monumentales, de cours et de pavillons d’agrément offrent par endroits de belles échapées sur la ville en contrebas.

LE CHÂTEAU DE GIBRALFARO

 

La colline du Phare (djebel al-Faro) des musulmans fut occupée dès l’époque phénicienne ; les vestiges que l’on y découvre, souvent lourdement restaurés, remontent à la présence maure et son le fruit de plusieurs campagne de travaux dont les derniers furent conduits au XIVe s. Pourvu d’installations militaires jusqu’au début du XXe s., le Gibralfaro, aménagé en jardins, ne conserve presque rien de son passé musulman, à l’exception d’une belle porte à chicane avec une voûte à décor de briques. L’attrait principal de l’ascension réside dans les superbes vues sur la ville et la mer qu’on découvre depuis le chemin de ronde. Dans un ancien bâtiment militaire moderne, une exposition retrace l’histoire militaire du Gibralfano depuis la Reconquête : costumes, reproductions d’armes, instruments de navigation et belle maquette de la ville.

Astuce: pour enlever cette publicité Jimdo, jetez-donc un oeil sur JimdoPro... ;-)

Informations ici