Granada - Province de Grenade

Le 3 janvier 1492, Isabelle et Ferdinand entraient solennellement dans la ville, le Maure jetait derrière lui un dernier regard perdu de tristesse sur le joyeau qu’il perdait. Cinq siècles n’ont pas permis d’en altérer la grandeur, et l’Alhambra, avec pour toile de fond les crêtes blanches de la sierra Nevada, reste une des plus belles visions d’Espagne. Mais découvrir Grenade aujourd’hui , c’est aussi en cueillir une à une les séductions : à l’Alhambra bien sûr, dont les palais nasrides sont le dernier témoignagede la civilisation d’al-Andalus ; mais aussi dans la ville basse, des rives du Darro aux magnificences de la Cathédrale, panthéon des Rois Catholiques et hymne de pierre à la victoire du christianisme. Il faudra encore grimper par des rues étroites et pentues vers ce village blanc et fleuri qu’est le quartier de l’Albaicín, refuge aujourd’hui d’une élite intellectuelle et artistique.

L’ALHAMBRA

 

Dernier remous de la sierra Nevada, bordé par les ríos Genil et Darro, cet éperon rocheux porta le refuge des derniers princes musulmans d’Espagne. De somptueux palais, aboutissement de sept siècles de civilisation arabo-andalouse. Un ensemble de jardins, de pavillons et de salles d’apparat, le seul palais du monde arabe médiéval qui nous soit parvenu intact. Une journée entière ne sera pas de trop pour en apprécier les merveilles.

 

L’Alcazaba : Située à la pointe de l’éperon rocheux, c’est la partie la plus ancienne de l’Alhambra, fortifiée dès le XIe siècle. Les tours, autrefois au nombre de 24, sont reliées par une courtine qui, dans son aspect actuel, remonte au XVIe s. L’ensemble, longtemps laissé à l’abandon, fut restauré au début du XXe s. Un itinaire fléché permet de découvrir la partie du complexe ouverte de la visite ; on découvrira en chemin des vues splendides sur la ville et ses colines en contrebas.

 

Le palais de Charles Quint : Au coeur des anciennes splendeurs musulmanes, la palais voulu par Chales Quint témoigne tout à la fois de la puissance impériale et du triomphe de la civilisation chrétienne revivifiée par l’humanisme de la Renaissance : alliance de rigueur mathématique et d’un recours aux grandeurs inspiré de Rome. Les travaux débutèrent en 1526 d’après des plans de Pedro Machuca qui avait rapporté son séjour à Rome les modes architecturaux alors en vigueur en italie. À sa mort en 1550, c’est son fils qui reprit la direction des travaux. Deux décennies plus tard, faute de moyens, ils furent abondonnés. Jusqu’au début du XXe siècle, le palais resta inachevé, majestueux édifice ouvert à tous les vents en l’absence de toiture. En 1923, une campagne de travaux fut entreprise pour le doter d’une couverture. Les salles du palais abritent aujourd’hui un musée des Beaux-Arts et un musée d’Art hispano-musulman.

 

Les palais Nasrides : Construite tout au long du XIVe siècle, cette succession de cours, de salles de réception, d’appartements, abrita le centre du pouvoir nasride jusqu’à la prise de la ville en 1492. Tel qu’il se présente aujourd’hui, le complexe réunit deux palais construits successivement : le palais de Comares, oeuvre de Youssouf I (1333-1354), et le palais des Lions, qui fut réalisé sous le règne de Muhammad V (1362-1391). Entretenus jusqu’au début du XVIIIe s., ils furent ensuite laissés à l’abandon. Ce n’est qu’au début du XIXe s. qu’ils suscitèrent à nouveau l’intérêt et firent l’objet des premières campagnes de restauration. Les travaux se poursuivent encore de nos jours.

La disposition générale des palais répond aux exigences traditionnelles des demeures arabo-musulmanes, avec notamment la présence de bains et la stricte séparation entre parties publique et privée, auxquelles s’ajoutent, fonction royale oblige, des espaces réservés à l’administration de l’État.

 

Vous y verrez également la Puerta de la Justicia et la Puerta del Vino, faisant parties intégrante du complexe.

LE GENERALIFE

 

Tirant son nom, selon certaines interprétations, de l’arabe djenna al-Arif, le « jardin Eminent » (à la fois par sa situation géographique et la considération dont il jouissait) le Generalife servit de résidence d’agrément aux sultans de Cordoue. Il se compose de plusieurs pavillons dont la décoration, très restaurée, fut exécutée au XVIe s. Tout comme les princes du temps passé, on montera jusque-là pour jouir de la fraîcheur d’une nature domestiquée et pour découvrir d’amples panoramas sur les environs.

Avant d’atteindre l’entrée des pavillons, vous traverserez les jardines nuevos, aménagés de cyprès et de rosiers entre 1930 et 1952. C’est par une porte dépourvue de toute décoration que l’on entre dans l’enceinte des pavillons royaux.

 

 LA CATHÉDRALE

 

Sa construction commença en 1518, à l’emplacement de la Grande Mosquée, déjà convertie en église sitôt la ville conquise. Le plan initial, conçu dès 1505, était d’un gothique tardif. Il fut très vite emporté par les vagues de Renaissance, lorsque Diego de Siloé, le grand architecte espagnol, prit en 1528 la direction des travaux. La structure gothique disparut sous une ornementation inspirée des modèles italiens. Siloé construisit à Grenade la première cathédrale Renaissance espagnole, en concevant una Capilla Mayor s’inscrivant dans un cercle et entourée d’un déambulatoire circulaire dans le prolongement des nefs latérales. Après sa mort et jusqu’à l’achèvement de la construction en 1704, les plus grands artistes espagnols furent à l’oeuvre sur le chantier ; parmi eux, Juan de Orea, disciple de Pedro Machuca, qui poursuivit le travail de son maître dans le palais de Charles Quint à l’Alhambra, et Alonso Cano, l’artiste universel grenadin qui réalisa la façade principale.

À ne pas manquer , le quartier Albaicín :

Comme une mantille jetée sur la colline, un lacis de ruelles étroites, pavées de gros galets irréguliers et bordées de murs blancs derrière lesquels s’étendent des jardins, dernier refuge d’un mode de vie hérité du passé musulman. : c’est l’Albaicín, longtemps quartier populaire, aujourd’hui habité par les élites intellectuelles et artistiques. Une promenade pittoresque où affleurent à chaque coin de rue des restes de la ville médiévale, pans de murailles, margelles de puits, minarets avec de somptueuses vues sur l’Alhambra et la ville basse.

                                    les rives du río Darro :

Cet étroit vallon entre l’Albaicín et l’Alhambra est l’un des coins les plus charmeurs de Grenade. La ville y prend des airs de villages avec sa végétation se mêlant aux vieux ponts et aux maisons anciennes. Comme l’Albaicín, le quartier est devenu à la mode, ce qui lui a valu d’importants travaux de restauration et d’embellissement.

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