Almeria - Province de Almeria

Assez peur visitée, Almeria offre les contrastes les plus radicaux. D’un côté, dans le haut de la ville, une bourgeoisie dynamique fait prospérer commerces de luxe et restaurants à la mode, au pied de rangées d’immeubles de bureaux climatisés. Plus bas, les ruelles de la vieille ville qui accueillent la population des laissés-pour-compte, manœuvres et dockers au chômage, petit peuple d’un port dont l’activité modeste ne parvient pas à relayer une industrie déclinante, mais aussi Gitans qui ont fait la réputation sulfureuse et romantique du quartier de la Chanca, dont les maisons s’accrochent aux pentes de la colline. Almería mérite pourtant la visite, le temps de découvrir l’Alcazaba (la citadelle musulmane), la cathédrale aux allures de forteresse, et un peu de l’âme traditionnelle andalouse qui palpite autour des étals des marchés populaires de la vieille ville.

L’ALCAZABA

 

Construite à la suite de la fondation d’Almería par Abd al-Rahman III en 955, cette immense citadelle servit de résidence au gouverneur, puis à l’émir de la principauté devenue indépendante à partir du début du XIe siècle. Elle abritait également la troupe avec son casernement, l’ensemble apparaissant comme une véritable ville, avec ses indispensables réserves d’eau, sa mosquée, ses jardins et ses bains. Après la conquête de la ville, la citadelle servit de résidence aux gouverneurs chrétiens pour lesquels une place forte fut aménagée au plus haut de l’éperon rocheux.

LOS REFUGIOS

 

La guerre civile a profondément marqué l’Espagne, et plus encore Almeria, qui fut le dernier siège du gouvernement de la IIe République. Les « Refuges » d’Almeria constituent un témoignage à la fois impressionnant et émouvant de cette époque. Creusés à 9 m de profondeur, de février 1937 au printemps 1938, ils comprenaient 4,5 km de galeries et 67 accès. Ces galeries, qui accueillent jusqu’à 40 000 personnes, permirent aux habitants d’échapper aux bombardements qui frappèrent la ville notamment en 1939.

 

Fermés après la prise du pouvoir par Franco, ils n’ont été rouverts au public qu’en décembre 2006, ce qui explique leur parfait état de conservation. A l’aide de vidéos et grâce à des reconstitutions soignées et documentées, la visite fait revivre une période sombre de l’histoire d’Almería.

A VOIR EGALEMENT :

 

La cathédrale

La calle de las tiendas

La puerta de Purchena

 

Aux alentours :

 

Le parc naturel du Cap de Gata

Las salinas de Acosta (marais salants)

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